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jeudi 9 décembre 2010

Expiation - Ian McEwan

En 1935, Brionny Tallis, 13 ans, a décidé qu'elle serait écrivain. N'écrit-elle pas des contes de fées depuis plusieurs mois où la morale et les bons sentiments sont les maîtres mots? Mais en cette lourde journée d'été, rien ne va: la pièce qu'elle a écrite et qu'elle souhaite jouer en l'honneur de son frère avec l'aide de ses cousins n'arrive pas à se mettre en place, l'ambiance dans la maison est lourde entre le divorce de sa tante, les migraines à répétition de sa mère et l'agacement qu'elle éprouve envers sa cousine Lola. Et puis, tout semble aller étrangement de travers ce jour là entre un vase qui se brise, une jeune fille qui plonge dans une fontaine, un fils de domestique qui l'envoie porter un mystérieux message à sa sœur. Pour Brionny qui a décidé que son enfance était terminé, cette soirée s'annonce comme le tournant de sa vie.

Oserai-je le dire? J'ai été terriblement déçue par ce récit sur lequel j'avais entendu tant de bien. Je me suis littéralement ennuyée du début à la fin et j'avoue n'avoir pu finir la troisième partie... Beaucoup de longueurs au départ, Ian McEwan prend en effet beaucoup voire trop de temps pour présenter ses personnages et poser l'intrigues. Brionny s'est révélée détestable à mon sens et c'est avec exaspération que j'ai suivi son petit manège dans la première partie. Bizarrement, la seconde partie, avec le récit de la retraite anglaise vers Dunkerque m'a bien mieux plu. Je trouve d'ailleurs qu'il est bien rare que l'on relate ainsi la déroute française et anglaise de 1940 face à l'avancée allemande. A cet instant, j'ai ainsi pu lire de belles descriptions du climat de l'époque, de la campagne française et de l'exode qui s'en suivi.

Peut-être aurais-je du persévérer et aller au bout de récit. Mais c'était au dessus de mes forces car je n'en récoltais qu'ennuis et lassitude. Une autre fois?

Ma note : 3/5
(Folio, 487 pages)

25/26!

et

Lecture du mois de décembre

lundi 4 octobre 2010

Les femmes du braconnier - Claude Pujade-Renaud

Écrivain et poétesse américaine, Sylvia Plath est malheureusement plus connue pour son suicide que pour son œuvre. Dans ce roman, Claude Pujade-Renaud s’attache au couple amoureux de Sylvia avec celui qui allait devenir son époux, le poète Ted Hugues qu’elle rencontre à Canbridge en 1956. A ce duo va s’attacher une troisième personne, la poétesse Assia Wevill qui va avoir une liaison avec Ted Hughes …

Un récit pour lequel je n’ai ressenti que peu ou pas d’intérêt, à ma grande honte. Car il n’y a rien à reprocher au style de Claude Pujade-Renaud ou encore au thème traité (la vie tumultueuse des deux couples de poètes, mais aussi leurs œuvres toutes façonnées grâce à leur vécu personnel). Hélas, j’avoue mon désintérêt profond à ce récit, désintérêt que je regrette profondément. Ce n’était tout simplement pas pour moi à ce moment là. Je retenterai l'expérience plus tard.

Par contre, je trouve l'illustration de la couverture magnifique, pas vous?

(Éditions Actes Sud, 349 pages)

2ème sélection Elle - Octobre

samedi 30 janvier 2010

Je suis le seigneur du château - Susan Hill

Nouvelle rubrique et pas des moindres : celles des abandons ... Cela m'arrive rarement mais cela m'arrive et cela a été notamment le cas avec Je suis le seigneur du château de Susan Hill. A vrai dire j'aurais du m'en douter puisque de cette auteur, j'avais déjà essayé de lire d'elle La malédiction de Manderley, la prétendue suite de Rebecca de Daphné du Maurier, roman que j'avais là aussi, lâchement abandonné...

Bref : abandon au bout de 100 pages, malgré tous mes efforts répétés, le livre m'est tombé des mains. Il faut dire que les personnages étaient exécrables, à commencer par Édouard, ce gosse de riche et qui, à la mort de son grand-père va habiter avec son père dans la demeure familiale. Pour Édouard, le bonheur est de courte durée lorsque Charles et sa mère viennent habiter au château, la mère de Charles étant embauchée comme gouvernante. L'enfer commence alors pour Charles puisque Édouard fera tout pour l'humilier, le déstabiliser, le maltraiter sans que les adultes ne s'en aperçoivent. N'en pouvant plus, un matin, Charles prend ses cliques et ses claques et s'enfonce seul dans les bois. Mais Édouard le suit...

Impossible de vous dire la suite puisque c'est peu après que j'ai laissé tomber l'histoire. Personnellement, c'est avec un sentiment de profond malaise que je suivais les mésaventures de ce pauvre Charles, martyrisé par Édouard, qui s'est proclamé seigneur du château. J'avoue que si j'avais pu, j'aurais mis trois claques à Édouard pour le calmer! Quant à Charles, on peut dire que son caractère timide, effacé et solitaire ne peut guère l'aider à se défendre face à Édouard.

Un récit troublant où le monde de l'enfance est montré sous son coté le plus noir. Comme les enfants peuvent être cruels parfois!

Et puis allez, j'avoue, j'ai craqué : j'ai lu la fin et ... c'est tragique!